Colombie : le sort des enfants-soldats des FARC après 2016.
Eclairage du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), écrite par Mario DUSSUCHAL.
En novembre 2016, après quatre ans de négociations, le gouvernement de Juan Manuel Santos et les Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia — Ejército del Pueblo (FARC ou FARC-EP) sont parvenus à un Accord de paix mettant fin à un conflit de plus de 50 ans. L’Accord signé par les deux parties comporte six objectifs clés parmi lesquels figurent la remise des armes, la démobilisation et la réinsertion des combattants appartenant au groupe armé, y compris les mineurs.
D’après le Bureau du procureur général de Colombie, environ 11 000 enfants auraient en effet été associés aux FARC-EP entre 1975 et 2016,ce qui est pourtant constitutif de crime de guerre selon le statut de la Cour pénale internationale.
Dans le cadre du processus de paix, l’affaire 007 de la Juridiction spéciale pour la paix (JEP) devrait mettre en lumière la politique d’enrôlement et d’utilisation d’enfants que les FARC-EP, maintenant dissoutes, ont menée pendant des décennies. Les actes de violence sexuelle associés au recrutement des mineurs, tels que les agressions, les viols et même les avortements forcés font également l’objet d’enquête. Ainsi, le 18 août 2020, le sénateur Pablo Catatumbo, ancien commandant des FARC et membre du parti politique avec le même acronyme, a été convoqué par la JEP à la première audience du procès sur cette question. Au total, quinze anciens chefs de la guérilla ont comparu devant la JEP entre le 18 août et le 11 septembre.
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