À Benghazi, les mines artisanales se désamorcent à mains nues
À Benghazi, la deuxième ville libyenne, l’organisation de l’État islamique (EI) a laissé des engins explosifs improvisés un peu partout. Le travail de déminage, déjà très risqué pour un personnel formé qui démantèle des mines régulières, l’est encore davantage lorsqu’il est mené par des démineurs sans formation et équipement adéquats sur des mines artisanales de toutes sortes. Des vidéos publiées ces derniers mois sur les réseaux sociaux montrent des combattants en train d’enlever, souvent tout au plus avec des gants et des pinces, des engins explosifs improvisés, armes non conventionnelles qui peuvent notamment être activées si l’on marche dessus. Ces hommes qui risquent leur vie à chaque seconde pour neutraliser le danger de ces mines artisanales, qui ciblent de façon non discriminée civils et forces terrestres, sont des soldats de l’Armée Nationale Libyenne (ANL), une force paramilitaire notamment formée d’officiers ayant fait défection de l’armée de Kadhafi, et ayant prêté
allégeance au général Haftar qui s’est posé en héraut de la lutte contre les islamistes à Benghazi.
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