Les transferts d’armes à destination du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord : Enseignements en vue d’un traité efficace sur le commerce des armes.

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Publié le 26 octobre 2020

Le grand nombre d’homicides illégaux et autres violations flagrantes des droits humains perpétrés en réaction aux mouvements de protestation de grande ampleur et de mobilisation en faveur du changement qui touchent la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord depuis la fin de l’année 2010 souligne de façon frappante et tragique l’urgente nécessité de créer et de mettre en oeuvre un traité mondial efficace sur le commerce des armes (TCA). Dans toute la région, les manifestations ont été considérées comme annonciatrices d’un « Printemps arabe » et ont amené les autorités gouvernementales à y répondre par un recours excessif à la force, souvent meurtrière, même contre des manifestants pacifiques. Un vaste arsenal d’armes, de munitions, d’armement et de matériel connexe souvent importés de l’étranger a été déployé. À Bahreïn, en Égypte et au Yémen, les policiers antiémeutes et les forces en charge de la sécurité intérieure ont utilisé des armes à feu, des revolvers avec leurs
cartouches, des munitions réelles, des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des véhicules blindés pour dissuader les manifestants et les disperser. En Libye, alors que le pays s’engageait dans un conflit armé, les forces de Mouammar Kadhafi ont envoyé des roquettes Grad et des obus de mortier et ont pilonné des zones civiles résidentielles densément peuplées. En Syrie aussi, les forces du gouvernement ont dirigé leurs armes lourdes, leur artillerie et leurs chars sur des zones civiles pour écraser les mouvements protestataires.

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