La Convention d’Ottawa comme réponse au problème des mines antipersonnel : le cas de l’Afrique

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Publié le 03 septembre 2020

Grande menace à la sécurité des personnes, obstacle important au développement, armes dangereuses qui ne discriminent pas, les mines antipersonnel continuent de sévir un peu partout sur la planète. Les efforts considérables menés depuis une dizaine d’années par la communauté internationale (États et société civile) ont permis d’améliorer grandement la situation,
mais il reste beaucoup de travail à faire. Cet essai, en plus de faire état de la situation des mines antipersonnel en
Afrique, cherche à démontrer que la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction (Convention d’Ottawa) constitue une réponse appropriée à la crise humanitaire internationale que représentent les mines antipersonnel, et ce, en vertu du fait qu’elle couvre l’ensemble des facettes du phénomène complexe auquel elle s’adresse. La zone géographique choisie pour effectuer cette démonstration sera
l’Afrique, pour deux raisons : 1) l’Afrique est le continent le plus touché par les mines antipersonnel ; et 2) c’est principalement en Afrique qu’a démarré le processus qui mena à l’adoption de la Convention d’Ottawa en 1997. Pour effectuer cette démonstration, notre propos sera divisé en deux parties. Nous traiterons tout d’abord de la problématique des mines antiperonnel en général, en établissant ses enjeux et ses paramètres. Ensuite, nous effectuerons notre démonstration en analysant les enjeux et la situation actuelle dans le domaine de la lutte contre les mines antipersonnel en Afrique.

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